Côte d’Ivoire: si rien n’est fait, tous les partis politiques vont exploser après 2020.

Le danger qui guette les partis politiques ivoiriens, après 2020

Que deviendront les partis politiques après 2020?

 Les partis politiques ivoiriens courent un grave danger si les responsables actuels ne font rien pour réaménager leurs différentes pratiques, leur partis politiques vont voler en éclat.

Du pdci rda, au fpi en passant par le rhdp et tous les autres qui suivent, le schéma reste le même.

Prenons le pdci rda. Le président Bédié est aux commandes avec des gants de fer. Il sait très bien que son groupe ethnique, les baoulés, ne vont pas lâcher le morceau s’il lui arrivait de se retirer. Pendant que les autres issus des autres clans, font le grand travail de mobilisation, de sensibilisation, les baoulés croient qu’ils sont employés. Il y en a qui, au nom de leur adhésion à ce parti, ont tout perdu face à l’adversaire. Certains sont contraints de s’exiler pour éviter l’injustice qui les frappe dans ce combat de titans. On a la nette impression de constater le manque de solidarité ou du moins ce qui apparaît au grand jour.

C’est ce mélimélo que la direction fait des crocs en jambe à certains pour écarter d’autres. Le jour où le président Bédié ne sera plus là, le pdci va éclater en petits morceaux. Chaque cadre qui y a investi sang et vie, ira avec son petit morceau. Les baoulés ne vont jamais accepter de voir un autre cadre qui n’est pas de leur clan, diriger le parti. En voulant se braquer pour donner l’impression que le pdci est leur chose, ils ne voteront jamais un autre militant actif, si le mot d’ordre ne vient pas du président Bédié ou si ce dernier est absent. Entre-temps, ils savent très bien qu’ils ne feront pas le poids car c’est dans leur cercle qu’il a eu plus de fugues et de traîtres.

Le RHDP de Ouattara

Au rhdp : le président Ouattara sait très bien que sa présence fait taire toutes les velléités et guerre de succession. S’il ne se candidate pas pour un troisième mandat, les clans en gestation vont pousser des ailes pour devenir ingérables. Dans ce parti, le fruit n’est pas mûr pour que le président Ouattara prenne le risque de le confier à quelqu’un d’autre, fut-il son homme de confiance et non celui des autres.

Les transfuges du pdci sont de gros serpents dans sa poche. S’il ne se candidate pas, ils vont vouloir se dire qu’ils ont pris trop de risque et qu’ils sont majoritaires. Même en leur sein aussi, il y aura deux cas. Le groupe des Duncan qui observe tout le manège, se diront qu’il n’est plus possible qu’un cadre du nord les commande et par ricochet, gouverner. Ils ont leur choix caché qu’ils pouponnent chaque jour. Au niveau de sur les traces, ils n’ont pas trop de dents longues mais ce sont baroudeurs, des orateurs formés à l’école de M. Ouattara. Ils vont vouloir perturber la récréation.

Maintenant, au niveau des militants du rdr, ah là, c’est compliqué. Le président Ouattara les a tous enrichis et il leur a appris le goût du pouvoir. Il lui sera très difficile d’éviter le chantage et c’est là que beaucoup vont afficher leur adhésion à Soro Guillaume.

Il faut le dire, ils sont pleins, tapis dans l’ombre qui ne tiennent que, parce que le président Ouattara leur sert de parasol. Certains seront même capables de financer encore une autre rébellion rien que pour protéger leurs biens. Maintenant, qui choisir dans ce camp ? La question reste posée. Si ce n’est pas du nord qui sera choisi, il leur sera difficile de suivre la cadence. La présence du président Ouattara est un tampon, une limite à ne pas franchir. Mais l’après Ouattara ?

Tumulte au FPI

Au fpi, déjà, madame Gbagbo n’est plus prête à rentrer dans le rang si c’est Affi N’guessan qui sera choisi par le fondateur, son mari, le président Gbagbo et beaucoup de bété, qui l’ont traité de traître voteront ailleurs que lui. Entretemps, l’électorat akan est divisé entre les autres partis politiques.

Madame Gbagbo va rejoindre la plateforme du président Bédié, qui en voulant tacler Affi N’guessan, s’est foulé la cheville avec la rencontre des deux grands leaders, le président Ggagbo et Affi N’guessan. Pour faire mal à son mari à cause de sa rivale de Nady Bamba qui le tient et le nourrit tous les jours, elle risque de se candidater pour faire mal à tout le fpi, dans lequel, il ne faut pas l’ignorer, elle a quand beaucoup de militants et de sympathisants.

Le fpi est malade de ses guerres de clan et de positionnement. Si Affi N’guessan avait réussi à canaliser tous les agni à sa cause, il allait faire mal, mais, le manque de solidarité de ses parents agni, va lui coûter cher. C’est le seul parti qui est en putréfaction de son vivant.

Le président Gbagbo qui suit tout ça de près, est-ce que son mot d’ordre sera respecté ? On attend de voir.

Que faire pour les partis politiques?

En conclusion, il faut s’attendre à une recomposition de la politique ivoirienne, pendant qu’il est encore temps. L’an 2020 est un vrai challenge d’observation, mais aucun parti politique ivoirien, n’échappera à l’explosion. La présence des leaders comme Bédié, Gbagbo et Ouattara est un levier somnolent, mais aucun parti n’est à l’abri.

                                                                                   Joël ETTIEN

                                 Directeur de publication : businessactuality.com

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