Abidjan-STL: A cause d’une monnaie, la société de transport lagunaire froisse ses clients.

Avez-vous la monnaie ? Voilà la réplique dans les transports ivoiriens; condition sine qua non pour avoir accès à ces moyens de transport. Le 12 octobre 21, il est 19h45, quand nous nous présentons à la gare lagunaire de la société STL au Plateau pour la commune de Yopougon. Le temps presse et nous arrivons devant les deux caisses de cette société de transport lagunaire. Suivez notre humiliation.

Mauvais accueil à la gare de STL

Le temps est menaçant et beaucoup courent pour attendre le bateau-bus à l’approche. Nous arrivons devant les deux caisses avec un billet de 500 frs pour 200 frs le coût du transport. Nous engageons les civilités. Bonsoir monsieur, nous allons à Abobo-Doumé, adresse polie à une dame, derrière la caisse. Elle eût l’amabilité de nous diriger vers son collègue qui s’occupe des passagers de cette destination.

Nous reprenons donc la même courtoisie pour dire que nous allons à Abobo-Doumé et nous lui glissons le billet de 500 frs. Quelle ne fut notre surprise, quand il nous balance notre billet froissé. N’ayant rien compris, on baisse la tête puisqu’il nous parle à travers un trou vitré pour lui demander les raisons de cette subite colère. Monsieur, nous jette t-il au visage, il n’y a pas de monnaie. Alors nous lui rétorquons, pour si peu ?

Une colère s’ensuit et le caissier de ce soir, de se décharger sur nous pour 200 frs. On se retire pour laisser les autres passer. On le regarde. Le temps est menaçant. Les autres qui venaient de passer avaient remis des jetons qui, logiquement pouvaient régler notre achat, puisqu’il lui fallait nous remettre 300 frs. On revient à nouveau vers lui pour le supplier de nous aider à traverser. Monsieur, nous renvoie le caissier, dans quelle langue voudrez-vous que je vous parle ? Je vous dis qu’il n’y a pas de monnaie, poursuit-il. Alors gentiment, nous lui rappelons de nous servir et de garder la monnaie mais il ne veut point comprendre. Il est 20h30, la gare est presque vide.

Le caissier ne veut toujours pas prendre les 500 frs pour nous laisser partir. Le problème pouvait se régler puisqu’il a assez de jetons, mais, le problème de monnaie se pose d’après lui alors que ceux qui sont venus payer leur transport, lui ont remis des pièces de monnaie.

Nous posons la question à la direction de cette société privée de transport lagunaire, quelles sont les consignes qu’elle a laissées à ses caissiers pour se comporter de cette manière aussi désinvolte ? Entre les passagers et les caissiers, qui devraient chercher la monnaie ? Aussi, quelle formation elle donne à ses employés qui manquent de pudeur et de respect aux passagers ?

Le problème de monnaie est récurrent à Abidjan. Que faut-il faire pour le résoudre ? Où peut-on trouver les pièces de monnaie à Abidjan pour éviter ces genres de désagrément ? Nous qui avons cru que cette STL était une société privée qui aurait un peu d’égard vis-à-vis de ses clients, on est tombés sur le mauvais jour du caissier et c’est une dame, qui est venue nous aider après avoir payé deux billets: un pour elle et l’autre pour nous. De 19h 45, c’est à 20h 50 que nous avons pu embarquer. Nous vous laissons vous-mêmes juger de ce que nous avons vécu ce soir du 12 octobre 21, où le temps était menaçant.

                                                                    Joël ETTIEN

                 Directeur de publication : businessactuality.com 

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