Afrique du Sud: Les manifestations se transforment en violence et pillage massifs

L’Afrique du Sud continue de s’embraser. Des pillages et des bousculades ont fait 72 morts selon les autorités. La raffinerie South African Petroleum qui fournit plus d’un tiers du carburant dans le pays a fermé temporairement son usine de Durban.

L’Afrique du Sud surchauffe

En trois jours, tous les commerces ont été pillés, des batailles avec usage d’armes à feu, des bousculades, des violences ont tout mis sens dessus dessous. Ceux, nombreux, qui n’y ont pas pris part, regardent la scène avec désespoir. En une semaine, on compte quatre-vingts morts dans des situations similaires à l’échelle du pays, un chiffre qui augmente à mesure qu’on découvre des cadavres dans les centaines, sans doute les milliers, de centres commerciaux, de magasins, d’entrepôts pillés.

La plus grande raffinerie du pays a annoncé aussi mardi la fermeture de son usine dans le Kwazulu-Natal pour cause de « force majeure ». Une usine qui fournit environ un tiers du carburant du pays. Des portions de routes sont fermées perturbant aussi les livraisons de manière générale.

Autre secteur touché : la santé. Un communiqué du ministère de la Santé s’inquiète du vol de stocks de médicaments et de pillages de pharmacies. Il avertit aussi sur les conséquences des violences sur l’accès aux soins ainsi que sur l’approvisionnement en médicaments pour les maladies chroniques telles que la tuberculose, le HIV, ou le diabète.

Enfin, certains marchés de primeurs sont en alerte maximale alors que des magasins et entrepôts de vivres ont été pillés notamment à Durban. Des supermarchés ont aussi été incendiés. Le groupe Massmart est particulièrement touché dans le Kwazulu-Natal. Certaines de ses enseignes ont décidé de fermer temporairement leurs portes.

retranscris par King 3A.N

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