Côte d’Ivoire: Existe-t-il des banques qui accompagnent les secteurs privés, où sont-elles?

Existe-t-il des structures bancaires qui accompagnent les initiatives privées, c’est-à-dire le privé, les petites et moyennes entreprises, si oui, où sont-elles ? Il existe trop de banques de dépôt que de banques réelles liées au développement du pays. Toutes les grandes puissances économiques rapatrient tout leur argent dans leur pays et ne laissent rien à l’état, et des banques légendaires, ne sont là que pour cette mission égoïste. il faut cela change. Quelle est la vraie banque qui soutient le développement du pays? Si elles existent, elle sont concurrencées par les vieilles banques qui sont là que pour appauvrir le peuple. Il faut que l’état soit courageux et ferme, pour faciliter l’émergence bancaire.

Le rôle des banques privées

Un pays se développe par les secteurs privés. On voit de tout temps, à l’antenne de la RTI, des autorités distribuer des chèques à des bénéficiaires comme effets d’encouragement pour les accompagner dans leur risque. De cette façon de procéder, rimerait avec de la propagande politique.

Le mieux serait que des banques se créent avec des conditions souples d’accès à des crédits. Certains ivoiriens sont déterminés à s’en sortir, mais pas de cette manière où ils se sentent lier et redevables à la politique parce que le ministre lui aurait fait un chèque, le brandissant comme une aumône.

Les banques de développement et de non de dépôt, doivent accompagner les initiatives privées, car l’état seul ne peut pas employer tout le monde et chaque année, c’est des milliers de jeunes qui sortent des grandes écoles et qui ne trouvent pas d’emploi. Il faut apprendre le goût du risque, dans l’entrepreneuriat à la jeunesse ivoirienne. Beaucoup qui n’ont pas eu la chance de croiser le chemin des donateurs de chèques ministériels, se livrent à la délinquance et/ou pour ceux qui croient, en leur dieu, créent leurs cabines téléphoniques pour se débrouiller, mais il se trouve que beaucoup d’ivoiriens, préfèrent charger leurs portables, avec des unités pour communiquer. Le secteur des cabines aussi, n’est plus porteur.

On parle souvent du manque de social, mais si le gouvernement, ne met pas en place des structures bancaires pour accompagner la jeunesse, elle ne fera que payer les concours pour favoriser la corruption, au demeurant, se laisser mourir de soucis. Il ne faudrait surtout pas que le gouvernement fasse croire que tout doit passer par lui, comme s’il était, le bienfaiteur, c’est son rôle de mettre toutes les commodités en place pour permettre l’éclosion de ses compatriotes.

Quand les banques de développement existeront pour accompagner ce secteur qui crée de l’emploi, les PME et le PMA, le chômage diminuera et le pays connaitra un meilleur sort de développement réel. Si l’état ne se prête pas garant pour encourager les banques d’appui et d’accompagnement, le taux de chômage augmentera et cela donnera l’impression qu’il fait ne fait rien.

En matière d’initiatives, il y a trop de potentialités en Côte d’Ivoire, pour dire que les risques encourus par ces banques que nous appelons de nos vœux, dépassera les pertes. La Côte d’Ivoire a trop de ressources naturelles pour que ses fils soient dépendants de l’extérieur. Au lieu de les obliger à consommer étranger, il faut les encourager à créer des unités de production et de transformation des matières premières.

Les ivoiriens ne sont pas des paresseux, ils ont du talent, mais ils ne sont pas encouragés par leurs gouvernements respectifs, et cela n’est pas du seul ressort du président actuel, M. Ouattara. Sa part est grande dans cet appel, parce qu’il est banquier, donc il doit logiquement, se pencher sur la relève et en favorisant la vraie émergence, car un peuple qui a faim, ne peut pas émerger et sa liberté  est compromise.

                                                                  Joël ETTIEN

                              Directeur de publication : businessactuality.com  

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