Côte d’Ivoire: Il faut que l’état prenne en main le social, la solidarité.

Si l’état ne se penche pas sur le social pour créer une vraie solidarité, les ivoiriens vont tous végéter pour mourir dans la pitié et la misère. Comme aucun député ivoirien ne se soucie du social pour proposer des lois au gouvernement, nous l’interpellons à cet effet.

L’état doit prendre en main le social

La solidarité entre les ivoiriens, s’est affaiblie et quasi inexistante de sorte que, quand un parent est malade et que ses proches n’ont pas les moyens financiers pour le secourir, ce dernier meurt et c’est ce qui se passe dans les centres de santé ivoiriens, comme dans les centres hospitaliers universitaires, dépourvus d’équipement et de médicaments, qui eux-mêmes sont plus malades que les êtres humains.

Le social, qu’est-ce que c’est qui semble éberlué le programme du gouvernement ? Le social, consiste à offrir de l’assistance primaire, comme des soins de santé de qualité. L’état devient le tuteur des cas sociaux (maladie, école, transport…) L’état avait annoncé, la CMU, qui devrait logiquement venir en aide aux plus démunis, son mode d’acquisition est flou et la sensibilisation ne passe pas.

Les ivoiriens boudent leurs différents médias d’état car depuis quelques jours que je suis à Abidjan, partout où je passe, ce sont des abonnements pour regarder les chaines étrangères et la visibilité des médias d’état, RTI qui a maintenant 3 chaînes, ne leur dit rien. Il faut trouver la clé de cette réconciliation entre les ivoiriens et leurs médias pour lesquels, on leur soutire de l’argent sur leurs différentes factures d’électricité et d’eau courante.

Dans les hôpitaux où la misère se fait sentir, le manque de cette solidarité de l’état favorise à des décès qu’on pouvait sauver si et seulement si, ce social avait existé. Des parents paysans, sont transportés tout le temps dans les CHU de la capitale, leurs enfants ou proches qui devraient cotiser pour leur venir en aide, eux-mêmes aussi, sont dépourvus de moyens financiers et c’est le drame. Ça meurt trop dans les hôpitaux ivoiriens et ce n’est pas normal.

Dans ce social, le même gouvernement avait promis l’école gratuite, mais dans les faits, c’est du rêve vendu à la population. Comment peut-on vouloir développer un pays où 98% de la population, est pauvre ?

Les députés ivoiriens, qui se font aduler comme des demi dieux, ne voient pas ce drame pour presser le gouvernement à travers des lois, à rectifier le tir et ils sont heureux de se faire appeler, honteusement HONORABLES. Comment le pouvoir peut penser à tout, s’il n’y a pas d’opposants et des députés qui sont voués à la promotion du culte de la personnalité ?

Il faut que l’état prenne en compte le social car la solidarité entre les individus s’est détériorée profondément au point où, ceux qui ont les moyens préfèrent fuir la misère des centres de santé pour aller se faire soigner en Europe. Ils ont tous peur des centres de santé dans leur pays, abandonnant les pauvres sur les carreaux. Il ne faudrait pas que les richesses du pays, profitent à un petit cercle de parents ou d’amis.  

                                                                Joël ETTIEN

               Directeur de publication : businessactuality.com

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