Côte d’Ivoire: Les ivoiriens ne prennent aucune précaution contre les virus, nous avons décelé quelques motifs.

Si les ivoiriens ont du mal à respecter et appliquer les consignes barrières exigées par le Covid-19, ce n’est pas de leur faute, c’est parce qu’ils vivent tous en communauté et en famille. Ils sont habitués à vivre côte à côte et ils font tout ensemble.

Les ivoiriens ne considèrent pas la dangerosité du virus corona

En Côte d’Ivoire, c’est la communauté du destin. Les obsèques, mariages et anniversaires attirent toujours des parents, amis et qui répondent tous présents et les fêtes sont bondées de monde et bien chic. Ensemble, ils ne se font aucun souci de l’existence de la pandémie et leurs habitudes n’ont aucunement variées. Le masque se porte sur les mentons et non sur le nez et la bouche, souvent il y en a qui n’en portent pas du tout.

Le plus dramatique, c’est que la plupart ne regardent plus la première chaine de la télévision nationale, la RTI, du coup, la sensibilisation ne passe pas, ils ont tous les bouquets de canal et autres concurrents, avec des séries qui n’ont rien à avoir avec le développement et qui ont pion sur rue. Encore si les scénarios comportaient des sujets d’intérêt général, on pourrait comprendre, mais, beaucoup d’ivoiriens boudent leurs médias d’état. C’est un autre problème qui doit interpeler les autorités à tout faire pour rapprocher ces médias qui leur appartiennent, afin qu’ils s’en approprient.

Beaucoup d’ivoiriens minimisent cette pandémie et pourtant certains en meurent et non des moindres, des médecins, avocats, comme ils le disent, ce sont les grands types qui en meurent mais pas les pauvres.

Dans un taxi qui me ramenait à ma résidence, qui m’oblige à porter le masque, alors qu’il n’en porte pas lui, il me dit ceci : « monsieur j’habitais à Marcory, banlieue proche de la commune du Plateau et j’ai déménagé pour Yopougon, parce qu’à Marcory, il y a trop de blancs fortunés qui voyagent sans cesse. Ils font semblant de vivre comme nous, alors qu’ils sont tout le temps dans l’hiver. Ici, même leur voiture est climatisée, leur salon, n’en parlons pas, et leurs chambres à coucher, c’est pire, alors comment voulez-vous que moi qui vis désormais à Yopougon, dans la chaleur, avec mes moustiques, corona puisse se souvenir de moi, pour venir m’emporter.»

Les ivoiriens font montre d’une grande négligence

Les arguments satiriques qu’il me donne, c’est la quasi-totalité qui méprise ce virus mortel, mais à les voir, sans les excuser, la pratique traditionnelle de leurs us et coutumes, serait pour bien d‘autres, à la base de cette ignorance. Même des gens bien, se promènent sans masque.

Est-ce qu’ils se lavent régulièrement les mains ? C’est la question que l’observateur se pose car à les voir marcher dans cette chaleur torride, transpirant souvent à grosses gouttes, il n’y a pas d’eau à proximité et le gèle hydroalcoolique, n’est pas non plus disponible. Tout est indiqué que si le virus est présent en Côte d’Ivoire, sa virulence ne puisse pas causer plus de morts. On assiste cependant et toujours aux attroupements, les transports de personnes sont bourrés et dans les bus, on ne tient pas compte de la distanciation.

Devant des kiosques à journaux, les attroupements sont devenus une tradition parce que beaucoup par manque de moyens financiers, se limitent aux titres et qu’on les appelle, amicalement, des « titrologues ». Alors que très souvent, dans les journaux ivoiriens, l’état fait passer aussi la publicité sur les consignes barrières.

Ce constat mis à bout, il faut que l’inquiétude gagne tout d’abord les autorités ivoiriennes afin d’inciter leurs compatriotes à précautionner de ce virus.

                                               Joël ETTIEN

   Directeur de publication : businessactuality.com

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