Côte d’Ivoire: Pourquoi les ivoiriens ont du mal à réussir là où les autres pays s’en sortent facilement ?

Pourquoi les ivoiriens ont du mal à réussir là où les autres pays s’en sortent facilement ? Depuis la nuit des temps, les ivoiriens ont cru être à l’abri de toutes intempéries et de toutes de surprises politiques. Ils ont vécu sans se soucier que tôt ou tard, ils seront eux aussi confrontés à des sérieux problèmes de cohabitation tout en oubliant qu’ils ont donné toute leur confiance en des partis politiques, qui allaient se livrer la guerre de succession.

Qu’est-ce qui retarde le progrès des ivoiriens ?

Après le décès du premier président Houphouët, tout leur était indiqué, d’une éventuelle guerre et ils ont tous regardé ailleurs, tout en faisant confiance à certains leaders politiques comme les présidents Bédié et Gbagbo Laurent, et plus tard, rentre dans la danse, un certain Alassane Ouattara, dont ils ont hésité de l’intégrer.

Ce dernier, va attiser des conflits à relent religieux et tribal qui ont pris facilement du côté de ses compatriotes du nord. De déclarations en déclarations, les ivoiriens qui prenaient tout à la légère se voient engloutis dans des conflits et comme ils ne s’étaient pas préparés, ils se sont retrouvés dans des tourments et leurs voisins, comme le Burkina Faso, leur servent de base arrière pour enclencher une rébellion.

Les morts se comptent par milliers et personne pour arrêter la tragédie ivoirienne. En même temps que les vivants se cherchent, les esprits des morts, les regardent colériques, revanchards. La multitude de pasteurs et autres diseurs d’oracle, ne les entendent pas, pour lancer une opération de pardon et l’atmosphère est lourde de murmures.

Aucun leader politique ne prête attention et leurs suiveurs qui ont la lourdeur des rancœurs et de la haine, ne font pas non plus de bilan pour en tirer les grandes conclusions. Ils n’enlèvent pas la croute de la plaie et tentent de la soigner et ça gangrène. Le fossé se creuse au fur et à mesure. Les anciens amis, pour des intérêts personnels, ont réussi à inoculer le venin de la haine dans le sang de ceux qui n’ont rien à avoir dans leur chienlit, qui s’installe durablement.

Les ivoiriens doivent revoir leur tactique

Le seul pays africain où les expressions naissent tous les jours dans des jargons à fendre les lèvres. Ça va aller et pourtant, ça ne va pas. Ils ont chargé le poids de la haine de leurs leaders politiques qui s’en délectent, pendant que le peuple devient le mouton du sacrifice.

Ils ne sont pas capables de mettre l’humain au milieu de leurs querelles politiques et ça court dans tous les sens et ça rencontre des balles et maintenant ce sont des machettes.

Ils sont tellement attachés au culte de la personnalité que l’idéologie des partis est confondue, dans ce magma de sang des innocents qui en découlent des morts volontaires et violentes. Ça meurt trop en Côte d’Ivoire pour peu, alors que les autres ont réussi à faire la part des choses, c’est-à-dire, laisser la politique à ceux qui en ont fait leur métier et les autres vaquer à d’autres préoccupations.

Toutes les parcelles de terre ivoirienne sont sujettes à recevoir du sang dès qu’on aborde la politique. Les burkinabé viennent de leur faire la leçon et ils ne vont pas en tenir compte pour en prendre de la graine. Ils ont tous les yeux dans le même guidon. Dans le fond, rien ne les oppose, si ce n’est palabre de certains qui se sont transplantées dans leur cœur qui saigne.

C’est quelle course qui n’a pas de fin, ivoiriens pour que votre vie n’ait plus de sens et de considération ? C’est quelle palabre qui n’a pas de fin, pour que les mêmes causes produisent toujours les mêmes effets ? Pourtant, ils sont super intelligents et adorables, mais ils ont peur de mettre à profit, toutes ces valeurs et ils en auront pour longtemps, puisque les premiers ne sont pas rassasiés pour qu’ils pensent aux autres.

La suite, est longue et sans assurance. Que devient leur avenir ? Les morts continuent de se faire compter, souvent certains sans aucune partie de leur corps. C’est quel pays-ça ? Il faut que président Ouattara s’attèle à mettre de l’ordre dans son écurie, sinon, il portera tout ce lourd poids de la déchéance.

                                                                  Joël ETTIEN

                    Directeur de publication : businessactuality.com  

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