Côte d’Ivoire: les réalités de cohabitation doivent être le souci des politiques

Il faut absolument que la politique s’adapte aux réalités de cohabitation, pour une vie saine. Quel pays, pour quel ivoirien ? Longtemps resté dans des querelles de leadership et de personnes, l’essentiel risque de passer sous le nez, c’est pourquoi, il nous faut faire des suggestions aux politiques afin de mieux s’occuper des problèmes réels des ivoiriens.

La politique doit s’adapter aux réalités de la cohabitation

Sur le plan politique, il est utile d’initier des actions politiques visant la décrispation en garantissant les libertés fondamentales de tous les citoyens et la sécurité des personnes et leurs biens. Il faut que le pays se débarrasse des forces d’occupation politiques et militaires, pour redonner aux ivoiriens leur dignité et leur fierté.

Le rétablissement des libertés politiques, par la libéralisation des libertés politiques, par la libéralisation des activités de tous les partis politiques et la libéralisation de tous les prisonniers politiques.

Puisque les organisations internationales ne sont pas prolixes pour les africains, sinon, il serait judicieux que sous l’auspice de l’ONU et de l’UA, une grande table ronde se crée, regroupant tous les partis politiques pour jeter les bases solides d’une réconciliation nationale de tout le peuple, qui ressortirait, un vrai pardon sincère entre les dirigeants d’abord et le peuple ensuite, mais hélas.

La cohabitation par la liberté

On ne peut pas vouloir atteindre une vraie démocratie si ces processus ne sont pas pris en compte. La démocratie doit obéir à l’apaisement des cœurs et des esprits et la mise en place, d’un cadre de discussion, si et seulement si la France l’autorise, puisque c’est elle qui tire les ficelles.

En l’état, toutes les institutions ne sont pas non pas libres. La justice qui régule tout se sent étouffée et le citoyen se promène avec la peur dans son cœur.

Comment le président Ouattara intégrera la cohabitation dans son régime ?

Le président Ouattara veut combattre la corruption, voilà, un autre aspect qui creuse trop de trous et qui laisse des fossés dans l’économie du pays. Mais comment va-t-il s’y prendre, puisque c’est dans son propre camp, se trouvent les auteurs.

Logiquement, après son élection, ce n’est pas un réajustement technique de l’équipe gouvernementale, qu’il fallait, mais un vrai gouvernement, même s’il doit reconduire les mêmes. Comment, les autres ne se sentiront pas éloignés si le président de la république n’a pas désigné son vice-président ?

Tout ce constat mis bout à bout, donne trop d’interprétations qui n’alimentent pas la vie sociopolitique ivoirienne dans la paix. Le président de la république, ne doit pas non plus, se mettre à l’écart parce qu’il ne se sent pas aimé par ses compatriotes. Bien au contraire, il lui appartient de refaire toujours confiance par des actes de paix et de non de violence, de répression et d’intimidation.

On l’a vu pendant son investiture auréolée d’invités lointains, mettant ses frères et sœurs ivoiriens, au dernier plan, qui n’ont pas même pas eu le temps d’admirer le spectacle. Est-ce à dire, que désormais, il gouvernera avec ceux-là ?

Il faut temporiser les ardeurs. Si le président de la république se met à l’esprit que comme le peuple ne m’apprécie pas, alors je dois faire appel à l’extérieur, la Côte d’Ivoire tôt ou tard, leur reviendra de force et le droit des autochtones sera bafoué, comme les aborigènes de l’Australie. C’est dans quel intérêt, le président Ouattara se liguerait à procéder à remettre son pays aux étrangers ? Non, il faut tout faire avec ses concitoyens dans la douceur, si véritablement, il veut suivre les traces du président Houphouët Boigny, qui était tolérant et compréhensible, sensible et très patriote.

                                                 Joël ETTIEN

       Directeur de publication : businessactuality.com

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