Ivoirienne 2020: les populations continuent de payer le lourd tribut pendant que le pouvoir et l’opposition se rejettent la responsabilité.

Pendant que l’opposition et le pouvoir se rejettent la responsabilité, les populations continuent de payer le lourd tribut.

Le lourd tribut appartient aux populations

Le RHDP et l’opposition sont fâchés pour des élections présidentielles, comment les uns et les autres vont faire pour renverser les rapports de force, chacun se rejette la responsabilité ? Alors, au lieu de tuer les innocents, cherchez les fauteurs pour les mettre devant les faits accomplis et laissez le peuple tranquille. La Côte d’Ivoire n’est pas loin d’un génocide, d’une guerre civile, si le président Ouattara, ne met pas de l’eau dans son vin pour apaiser la tension. C’est lui, le président actuel, tout lui incombe.

On a joué avec le feu en Côte d’Ivoire et le feu embrase toute la Côte d’Ivoire. Ce qu’on pouvait éviter, en dépit de tous les appels à la raison, personne ne nous a entendu pour sauvegarder la vie des citoyens.

La communauté internationale, les commissions mondiales des droits de l’Homme, ne disent rien, pourtant, ils sont tous assis sur le sol ivoirien, se faisant passer d’observateurs. Il y a des morts, mais ils trouvent que ce n’est rien, dans l’ensemble, tout s’est bien passé.

On a lancé des mots d’ordre, sans en donner le réel contenu qui ont excité le peuple. Comme des chiens enragés et affamés, comme des prisonniers restés longtemps dans des geôles sans avoir fait l’amour, qu’on libère dans un camp de femmes, voilà, ce qu’est devenue la Côte d’Ivoire.

Le pouvoir est fâché, l’opposition est fâchée et le peuple est au milieu qui en paie le prix. Des familles entières décèdent, sont blessées, aucun, je ne dis bien qu’aucun, pour regarder la souffrance et le pays va encore se lancer dans une guerre civile. On sait quand ça commence, mais on ne sait jamais, quand ça finit.

A qui la faute si le peuple paie le lourd tribut ?

La faute, oui, la faute, parlons-en. Pourquoi, MM. Affi N’guessan et Konan Bédié, les deux candidats qui se sont rétractés, n’ont pas adressé un courrier recommandé avec accusé de réception pour dire à la CEI d’enlever leur photo sur le bulletin ? Voilà qu’on comptabilise leur score. A quoi ils ont joué ? C’est vrai, qu’il faut que certaines vérités soient dites. Non seulement, ils ne l’ont pas fait, au lieu de se calmer pour trouver d’autres stratégies, assis dans leurs salons, ils sortent dans des conférences de presse pour lancer des mots d’ordre et voilà ce qui se passe sur le terrain.

M. Soro Guillaume, que le pouvoir soupçonne d’avoir de gros moyens, et le guette d’intention de déstabilisation par des coups de force, a tenu des propos guerriers et les élections se sont achevées. On attend les résultats, pendant ce temps, sur le terrain, on tue, on viole, on incendie, la pitié, l’amour du prochain, la compréhension ont foutu le camp.

Ils sont tous fâchés et le peuple est aux abois. Qui peut accepter de voir massacrer sa famille, sans apporter de la réplique ? Qui peut accepter de voir détruit tous ses biens acquis à la sueur de son front, pour des élections, sans réagir ?

A force de jouer avec les mots, on a attisé les maux. On nous annonce, un gouvernement de transition sur la toile et le pouvoir s’apprête à donner le verdict des urnes pour mâter et voilà la guerre. La période de : « asseyons-nous et discutons » sera rayée car il y aura tellement de règlement de compte, qu’aucun des deux camps, ne voudra, aller à l’apaisement.

Après le verdict des urnes, les prisons seront bondées encore. Pendant ce temps, les institutions de la république fonctionnent, ou du moins pour l’instant. La colère monte en grade et le pouvoir assoiffe encore des personnalités.

On a aussi prévenu de ne point aller déposer des dossiers et certains y sont partis avec fanfare.

M. Ouattara a mal géré cette affaire. Lui qui est le président sortant, aurait convoqué l’opposition pour lui exposer les raisons de sa candidature, il ne l’a pas fait. Chacun a sa part de responsabilité, dans ce conflit qui tend son visage vers la guerre. Il aurait dû, simplement s’adresser au peuple, pour donner des vraies raisons, de sa candidature mais le motif qu’il a donné à celui-ci, n’est convainquant. Que M. Gon Coulibaly soit décédé, il aurait dû convoquer ses adversaires pour leur donner des vrais motifs, il a préféré s’adresser à son seul camp.

Pendant que le président Ouattara insiste sur l’ivoirité, croyant que les ivoiriens s’en prennent aux étrangers, pendant que l’opposition cherche à sauvegarder ses compatriotes, le feu embrase le terrain. La situation qui prévaut actuellement, est un clivage. La peur est là. Pour une fois, il n’y a pas eu de campagne électorale et cela n’a fait pas réfléchir à ces politiques.

 Quant à M. Affi N’guessan qui a pris la tête du taureau, il faut qu’il fasse profil bas pour ramener le calme. On n’enlève pas les magnats, en étant dans les magnats.

En conclusion, ces affrontements sont inutiles car tout le monde a sa part de responsabilité. D’après Martin Luther King, dit que ce qui m’effraie, ce n’est pas l’oppression des méchants, c’est l’indifférence des morts. Il ne faut pas que le pouvoir actionne des arrestations pour augmenter les tensions et envenimer la situation. Que l’opposition change de stratégie. On ne se bat pas, au chevet d’une mère malade, très malade. A vos consciences ! Evitez la guerre clanique, ethnique et religieuse à ce pays, c’est tout le cadeau que les ivoiriens attendent de recevoir.

                                                         Joël ETTIEN

        Directeur de publication : businessactuality.com

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