Togo: Est-ce que les togolais peuvent compter sur les ivoiriens?

Les togolais peuvent-ils compter sur les opposants ivoiriens dans cette lutte très âpre pour la libération de ce secteur de l’Afrique en proie à des élections souvent truquées qui entrainent toujours des morts, des destructions de biens publics et accentuent la fracture sociale, parce qu’ils ne veulent pas respecter les constitutions et certains chefs d’état veulent mourir au pouvoir ?

Les togolais pourront-ils se lier aux ivoiriens pour la lutte de la libération ?

En date du 4 novembre 2020, le président démocratiquement élu du Togo, Dr Gabriel Agbéyomé Messan Kodjo, avait adressé une lettre de félicitations à son aîné ivoirien, le président Bédié pour la création et la mise en place de leur Comité National de Transition, dont il est le président et pour lequel, M. Affi N’guessan, se retrouve en prison. Nous en faisons deux lectures à ce grand geste que venait de faire le président togolais, démocratiquement élu.

La première, c’est qu’il n’y a pas de coordination entre les opposants africains et chaque pays africain, se bat pour sa propre défense et pour sa propre survie. Cette synergie qui devrait les réunir pour que de temps en temps, ils se retrouvent pour analyser la situation de chaque pays, manque.

Deuxième, les différentes méthodes que chaque opposant mène pour sa propre défense en interne dans son pays.

En Côte d’Ivoire, la méthode qu’emploie l’opposition, n’est pas la même que celle qu’utilise les togolais. C’est vrai que les ivoiriens ont inventé, leur comité de transition, mais est-ce qu’elle tiendra la dans la durée ? Les intérêts de chaque camp sont différents les uns et des autres, en plus de leurs différentes idéologies de base.

Les togolais sur le même pied que les ivoiriens ?

Au PDCI RDA, ils cultivent la paix, le dialogue et n’ont pas une vision de lutte trop longue, en plus ils se réclament le socle de la Côte d’Ivoire moderne et n’aiment pas utiliser le bras qui dure. Pourtant, ils paraissent les plus nombreux.

Au Togo, l’opposition se trouve à un carrefour où, avec l’aide de la France, certains opposants trahissent le combat, avant même qu’il ne soit né et dès que les vrais fils politiques du pays, veulent se lancer dans la lutte pour le partage équitable des richesses du pays, ils sont pourchassés, la preuve, tous ceux qui soutiennent la victoire du président démocratiquement élu, se retrouvent soit en prison ou en exil. Aujourd’hui, il mène une lutte soutenue âprement par sa diaspora qui n’en dort pas. Du coup, dès qu’il apprend qu’une opposition est brimée, il lui tend la main.

Le combat anti-français que certains africains mènent au prix de leur vie, ce sont les jeunes qui le portent, pour la plupart, grâce aux moyens des réseaux sociaux.

Comme ils ne touchent pas directement le local et que la France considère que ce sont des tintamarres, elle continue de soutenir, l’injustice, le viol, la barbarie, la tricherie qui augmentent la haine et accentuent la division entre les africains.

La situation s’enlise en Côte d’Ivoire

En Côte d’Ivoire pour ce qui se dessine, le bras de fer semble ne pas aller loin, puisqu’ils sont entrain de se concerter pour trouver des solutions, alors qu’au Togo, il n’y a personne pour actionner ce levier. La situation s’enlise et la CEDEAO ferme les yeux sur ce qui se passe au Togo qui est quand même inquiétant.

En résumé, les ivoiriens ne veulent pas se compromettre et vont s’aligner sur recommandation ou injonction de la France pour trouver des accords, soit par le partage des postes à pourvoir, sinon, le comité national de transition, va connaitre des jours très sombres pour finir par se dissiper dans les méandres du faux espoir et le peuple qui a cru en eux, va les classer parmi le lot, de ceux qui ne se battent que pour leurs intérêts.

Le président démocratiquement élu du Togo, a bien fait, en adressant une lettre de félicitations à son homologue dans la lutte, mais, en Côte d’Ivoire, palabre na va pas trop loin quand la France tape du poing sur la table tout le monde s’aligne, ce qui n’est pas le cas au Togo, où les intérêts n’ont pas la même importance.

                                                         Joël ETTIEN

                 Directeur de publication : businessactuality.com

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