Côte d’Ivoire : L’union sacrée des FPI-PDCI RDA, le plus gros perdant.

Les retrouvailles entre les tendances FPI, l’adieu au PDCI RDA et à ses jeux troubles qui se retournent contre lui. Quand on ne sait pas nager, on ne joue pas dans l’eau. Entre le PDCI RDA et le FPI, c’est comme l’huile et l’eau, on a beau les mélanger, ils ne seront jamais homogènes pour dire qu’ils feront chemin ensemble sans que l’un cherche à dribler l’autre et c’est dans ça, ils voulaient encore rouler les ivoiriens.

Le couple FPI-PDCI RDA est-il hors-jeu ?

Ce lundi 4 janvier 2021, une rencontre extraordinaire vient de se produire, dans la grande famille FPI, l’union sacrée des tendances. Le camp Affi N’guessan, le martyr des temps nouveaux sous les tropiques RHDP, vient de recevoir la compassion du camp Assoa Adou, donc, du président Gbagbo. C’est terminé. C’est l’eau qui t’aime qui va dans ton canari.

Pendant qu’au PDCI RDA, on mange ses propres enfants, pour encourager le pouvoir à les mettre en prison ou les chasser du pays, le président Gbagbo, ne va tout de même pas rentrer dans son pays, sans aucun élu et comment ferait-il pour rebondir ?

En sa qualité de démocrate, il a fait ce qu’il pouvait, en recevant le président Bédié à Bruxelles, mais ce que ce dernier a oublié, Gbagbo fait de la politique. La politique est pour lui, un emploi, un challenge et il la maitrise et la manie avec dextérité, c’est pourquoi les autres le craignent.

Alors que le président Bédié, a été un employé politique du président Houphouët Boigny, qui l’avait recruté pour remplir une fonction politique. Le président Bédié, n’est pas venu de lui-même au PDCI RDA, c’est le président Houphouët qui l’a embauché. Il ne connait pas les convictions, mais il avait des ambitions politiques. C’est ainsi que le président Houphouët Boigny, l’a poussé à gravir tous les échelons de la politique, mais est-ce qu’il a vraiment appris la politique ? En sa qualité de fonctionnaire au PDCI RDA, il n’a pas appris, parce que pour apprendre, il faut souffrir alors que le président Bédié, n’aime pas souffrir et déteste les acrobaties.

Aujourd’hui, il ne peut pas accuser le président Gbagbo de n’avoir pas joué franc jeu. S’il était un homme politique, le président Ouattara, ne sera pas là où il est aujourd’hui. On ne peut pas prétendre être à ce degré de responsabilité et se jouer de l’humeur et de la vie des gens.

Comment un bourgeois bien né comme lui Bédié, peut vouloir descendre dans les areines politiques où tous les coups sont permis, pour en prendre ? Il s’est toujours cru dans son rôle maquillé de monarque et les tribalistes l’encouragent et il s’y plait.

Il encourage son parti politique déjà vide de toute sa substance, à aller aux élections locales, qu’est-ce qui a changé entretemps ? Alors au lieu de s’arcbouter avec la tige, le président Gbagbo va mettre de l’ordre dans son parti et même s’il n’a pas le choix, il remportera des sièges, pendant que le PDCI RDA de M. Konan Bédié, en y allant, va perdre, tous ses bastions historiques, pour se retrouver en minorité écrasée au parlement.

C’est là-bas, peut-être qu’ils se retrouveront à nouveau pour parler peut-être d’alliance, sinon, les carottes sont cuites pour des alliances de dupe, de roublardise.

Il a cru sans doute que le président Gbagbo, dans sa situation, ne suit pas ce qui se passe sur le terrain, le président Bédié, s’est lourdement trompé sur le compte, de celui qui demeure jusqu’aujourd’hui, le plus charismatique des politiques ivoiriens et dont son retour est attendu comme, une femme âgée, sans enfant à qui, les médicaments, lui ont donné la chance de porter une grossesse.

Le PDCI RDA est mort de sa belle mort et le CNB (Cercle National Bédié) qui avait été pressenti pour le représenter, s’est mué dans des calculs mesquins, de revanche et d’ingratitude. Comment ce parti le PDCI RDA survivra-t-il encore ?

La prochaine fois, notre analyse, mais pour l’heure, après avoir voulu pousser Affi N’guessan dans le trou, pour faire de la place aux autres, le président Gbagbo Laurent vient de repêcher son fils et salut, les retrouvailles, la vie politique va véritablement reprendre son cours normal.

                                                                    Joël ETTIEN       

Directeur de publication : businessactuality.com

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