Côte d’Ivoire: RHDP, pourquoi ce silence?

RHDP, ce silence radio est-il un signe de sagesse, de maturité, de conquête ou de stratégies pour la conservation de ses intérêts ? Les ivoiriens connaissent la virulence dans les propos des cadres du RHDP. Il y a quelques petits mois en arrière, si tu n’es pas RHDP, il faut libérer le tabouret, et beaucoup de cadres ont perdu leur emploi par ce slogan qui a traumatisé plus d’un. Depuis le retour du président Gbagbo, silence radio. Alors, on est en droit de se demander ce qui se trame dans la case ronde.

A quoi rime le silence du RHDP ?

Où sont les Adama Bictogo, Adjoumani, Joël N’guessan pour ne citer que ceux-là ? Qu’est-ce qui a dû se passer entretemps pour que les ivoiriens n’entendent plus de menace ou d’intimidation du parti au pouvoir ?

Il y a plusieurs manières de travailler. Il y en a qui chantent pour se donner de la force et d’autres gardent le silence. Mais dans le cas des responsables du RHDP, ils ne travaillaient pas dans le silence car ils se faisaient entendre fort au point où, tous les cadres avaient créé des autels de prière dans leur chambre tellement la menace était pesante. Beaucoup en sont morts par des crises d’AVC et certains, devenus amaigris.

On se souvient, quelques semaines avant l’arrivée du président Gbagbo, ils sont sortis pour interdire toute frénésie populaire pour l’accueillir et des mécréants sont nés pour obliger le pouvoir à refuser le sol à ce digne fils ivoirien et il y a eu des grabuges.

Alors si c’est le constat fait pour garder, recruter, conserver des postes pour en faire des bastions, c’est une bonne stratégie. Si c’est pour aussi changer de langage pour revenir enflammer le bas peuple de bonnes nouvelles de développement, c’est salutaire.

Alors si c’est la sagesse qui est passée par là, c’est une bonne chose car on ne gouverne pas un peuple avec des baïonnettes, mais avec des idées constructives. Aujourd’hui, Gbagbo seul se bat pour occuper l’espace politique et dans le silence, beaucoup de ses lieutenants ont regagné leur pays: Issa Malick, Pierre Kipré, l’ancien ambassadeur de Côte d’Ivoire à Paris et d’autres arrivent.

Quand on voit le président Ouattara qui est plus soucieux de qui, préparer pour sa succession, il a bien fait d’ordonner le silence à ses lieutenants. Mieux vaut un silence mature, qu’un bruit qui casse les tympans.

Le pouvoir d’état est guetté par les vieux et les jeunes loups de la politique ivoirienne. Ceux en tout cas, sur qui, le président Ouattara pouvait compter, maitrisant la politique, sont décédés, Hamed Bakayoko, Gon Coulibaly et le temps qui lui est imparti, est si mince que, cela nous étonnerait fort, qu’il ne veille pas solliciter un quatrième mandat à ses risques et périls.

Il n’a autour de lui que des technocrates, alors que la Côte d’Ivoire, n’a plus besoin de ceux-là, mais de vrais politiques car, depuis longtemps, plongée dans des crises sociopolitiques. Qui pour faire son affaire dans ses rangs ? Il cherche, mais ce n’est pas évident. Un vrai technocrate, n’est pas forcément, un grand politique pour diriger une grande nation aux multiples besoins jamais satisfaits, comme la nation ivoirienne.

Alors, nous apprécions donc, ce silence qui donne l’impression d’observer et en tirer les grandes leçons politiques à venir.

Rien ne sert de courir, mais il faut partir à point dit l’adage, si c’est le cas, la leçon est donc passée, et c’est tant mieux, les ivoiriens, vont pouvoir mieux respirer et faire leur bon choix.

                                              Joël ETTIEN

            Directeur de publication : businessactuality.com

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